Mme S, 25 ans, est amenée par les pompiers aux urgences, elle a été retrouvée à une heure du matin, inconsciente, sur un banc public.

L'examen montre une jeune femme en bon état général.

Constantes : tension artérielle 110/ 80, pouls 60 par mn, température 36°, fréquence respiratoire normale.

L'haleine parait fortement alcoolisée.

L'examen neurologique montre une patiente hypotonique, l'absence de signes de localisation, des pupilles symétriques, réactives, intermédiaires. La patiente ne répond pas à l'appel de son nom, mais parle de façon intelligible quand on la stimule physiquement, ouvre les yeux et bouge de façon adaptée.

Interne aux urgences médicales de votre hôpital, vous recevez un patient âgé de 44 ans pour prise en charge d'un état d'alcoolisation aiguë. Vous apprenez que ce patient présente des antécédents de cirrhose alcoolique documentée, trois hospitalisations pour sevrage de l'alcool, un tabagisme actif estimé à 1 paquet/j pendant 30ans. Il bénéficie également d'un suivi psychiatrique dans le cadre de la prise en charge d'un trouble anxieux généralisé.

Avec lui, il a une ordonnance récente de diazépam prescrit à la posologie de 10 mg trois fois par jour.

Vous êtes médecin aux urgences. A 2h du matin, on vous demande d’examiner un jeune homme de 19 ans, amené par les amis avec qui il était sorti en boite de nuit suite à une bagarre.

Vous recevez une femme de 29 ans qui, depuis 1 an, fume quotidiennement de la cocaine basée (freebase), 1-2 grammes par jour.
Elle ne parvient plus à décrocher depuis qu'elle fume la cocaïne alors que son usage restait intermittent par voie nasale. Elle gère la descente et l'absence de cocaïne par la consommation de cannabis, sous forme d'herbe, jusqu'à 10 joints par jour.
Les jours de consommation plus intense, elle dit avoir l'impression d'être observée et surveillée. Elle dit que les produits la font "psychoter". En l'absence de cocaïne, elle décrit une oppression thoracique qu'elle soulage en reprenant de la cocaïne ou en fumant du cannabis. Le craving pour la cocaïne est présent du matin au soir, avec une intensité modérée à obsédante, qui prédomine en milieu de journée.
Malgré les joints du soir et la prise de 50 mg d'oxazépam, la patiente s'endort tard vers 2h du matin et dort pendant 6 heures, avec 5 à 10 réveils nocturnes. Elle décrit des prises alimentaires nocturnes sous forme de grignotages ou d'accès hyperphagiques sans purge. Au réveil, la patiente est épuisée et nécessite de consommer de la cocaïne, y compris pour réaliser les activités les plus basiques. Elle fait une sieste de 12h à 15h. A l'échelle HAD (hospital anxiety and depression scale), les scores d'anxiété et de dépression sont respectivement de 17 et de 12 (normales < 7) alors que la patiente est traitée depuis plusieurs mois par fluoxétine, 40 mg le matin. Elle pèse 70 kg pour 160 cm. Dans ses antécécents, abus sexuels, et dès l'âge de 15 ans, scarifications, plusieurs épisodes d'intoxications médicamenteuses volontaires et de tentatives de suicide au moyen de benzodiazépines. Pour acheter ses produits, elle dépense plus qu'elle ne gagne (RSA) et se fait prêter de l'argent. Elle a perdu la garde de son enfant.

 

Une jeune femme de 17 ans est conduite aux urgences en raison d’idées suicidaires exprimées en famille ce soir. Au cours de l’entretien, elle fond en larmes et vous apprend qu’elle n’arrive pas à se remettre d’une rupture sentimentale qui a eu lieu il y a trois mois. Elle vous rapporte des idées noires, une tristesse de l’humeur. Par ailleurs, elle est ralentie sur le plan physique et psychique. Elle a perdu l’appétit et 10 kg en 3 mois avec des troubles du sommeil.

 

 

Vous êtes médecin généraliste et recevez pour la première fois en consultation une patiente de 35 ans, qui vient vous consulter pour une obésité (taille = 1m60, poids = 110 kg, IMC = 43 kg/m2) ayant débuté dans l’enfance.

Elle n’a jamais été prise en charge auparavant pour son obésité mais elle a entendu parler de la chirurgie bariatrique (une amie a été opérée par ce type de chirurgie avec de très bons résultats) et elle souhaite avoir votre avis quant à la possibilité qu’elle puisse bénéficier elle-aussi de cette prise en charge.

 

 

Vous êtes médecin généraliste en cabinet libéral et Léa, patiente âgée de 17 ans, que vous n’aviez pas vue depuis 2 ans, vous consulte de nouveau.

La patiente avait 15 mois lorsque son père est mort d’un surdosage médicamenteux dans un contexte de polyaddiction. Elle vous indique avoir eu des difficultés avec sa mère et son beau-père, et avoir quitté le domicile maternel il y a 18 mois dans un contexte de violences (victime et auteur) et d’alcoolisation. Elle est depuis suivie par une assistante sociale et placée en famille d’accueil. Elle fait un BEP de vente depuis 3 mois, dans le cadre d’une formation en alternance.

Votre dossier médical rapporte une consommation de cannabis quotidienne dont les premières prises remontent à l’âge de 12 ans dans un contexte de convivialité avant de prendre un caractère régulier à partir de l’âge de 16 ans. Elle fume par ailleurs du tabac, à raison de 10 cigarettes par jour depuis l’âge de 14 ans. Depuis l’âge de 16 ans,  elle évoque un usage d’alcools forts (whisky), lors de « fêtes ». Des prises de cocaïne apparaissent occasionnelles. Elle vous indique qu’elle a expérimenté de l’héroïne il y 6 mois et probablement de la méthadone lors d’un voyage en Belgique. Aujourd’hui elle consommerait environ 1 gramme par jour d’héroïne qu’elle sniffe.

Elle vous est adressée par une formatrice qui lui a dit qu’elle ne pouvait plus continuer la formation à cause de son absentéisme. Léa vous informe en effet qu’elle a fait ces derniers temps plusieurs soirées durant lesquelles elle s’est alcoolisée massivement, et qu’elle s’est « pris la tête » avec ses amis, avec lesquels elle s’est battue. Sa famille d’accueil indique que ces derniers mois, lorsqu'elle ne sort pas, elle reste toute la journée enfermée, dormant durant plusieurs heures. Ses amis se raréfient autour d'elle.

Léa pèse 60 Kg pour 175 cm. Lors de l’examen clinique vous observez des traces de contusion sur les bras et les jambes mais a pas de trace d’injection.

Après cet examen Léa semble s’agacer, elle vous explique que sa formatrice est une « conne » qui n’a rien compris, et que tout ce qu’il lui faut c’est « un traitement de substitution ».

 

Eve est une jeune femme de 24 ans, célibataire.
Dans ses antécédents, abus sexuels à 11 ans, consommation de tabac dès l'âge de 12 ans, rapidement associée à des consommations régulières de cannabis puis d'alcool.
Elle décrit ses premières consommations comme un moyen de faire partie d'un groupe, d'être acceptée, ou de gérer son stress et ses crises d'angoisse associées à des reviviscences.
Elle a quitté sa famille à 16 ans et a débuté l'usage d'héroïne qui a été rapidement consommée quotidiennement, d'abord injectée puis plutôt fumée en raison des nombreux abcès liés aux injections. Elle a essayé à plusieurs reprises d'arrêter l'héroïne, en vain, en raison de l'état de manque et des symptômes de sevrage.
Ses quelques ressources dont le RSA servent à l'achat d'héroïne et d'autres produits, mais sont insuffisantes si bien qu'elle "deale" régulièrement de l'héroïne et du cannabis.
Elle ne travaille pas et ne fait pas grand chose au cours de ses journées, elle reste la plupart du temps enfermée dans un petit appartement dont elle ne paie plus le loyer depuis 3 mois.
Sortir même pour faire ses courses est compliqué. Les lieux publics l'angoissent. Elle consomme souvent plus que prévu, et lorsqu'elle n'a pas suffisamment d'héroïne, elle compense par la prise de paracétamol-codéine 400/20 mg (20-30 comprimés par jour) et/ou de tramadol (10 comprimés à 50 mg par jour), et augmente ses consommations quotidiennes d'alcool (jusqu'à 70 cl par jour de Vodka à 37,5° bus en 2 heures), de diazépam (40 à 60 mg/j) et de cannabis (10 à 15 joints par jour) pour s'apaiser et dormir. L'usage de cocaïne est plus rare, seulement le week-end.

 

 

 

Jean-Pierre, âgé de 45 ans consulte son médecin généraliste pour des troubles du sommeil. Son sommeil est de mauvaise qualité avec des réveils nocturnes et une asthénie matinale. Il rapporte ses troubles à un état dépressif.

Traitement médicamenteux : zolpidem : 2 à 4 comprimés/jour ; fénofibrate 160 mg, 1 cp/jour depuis 1 an pour une hypertriglycéridémie.

A l’examen clinique : 76 kg pour 169 cm ; tension artérielle à 165/95 mm Hg. Il n’y a pas de signe d’insuffisance hépatique, mais le foie est augmenté de volume à la palpation. L’examen cardiaque, pulmonaire et neurologique est sans particularité.

 

 

Les secours ont recueilli sur la voie publique un patient de 50 ans, sans domicile, parlant difficilement le français, et présentant des troubles de la vigilance. Il a visiblement été victime d’un traumatisme crânien et vous remarquez une petite plaie du cuir chevelu.

A l’examen il est confus et présente des troubles de l’équilibre. Vous suspectez une intoxication alcoolique aiguë sur des troubles de l’équilibre et une haleine alcoolisée.

 

Vous êtes médecin aux urgences, vous recevez amenée par ses parents, Mademoiselle L, âgée de 22 ans dans un état d'ébriété important.
La patiente, ininterrogeable, est prise en charge médicalement pour éviter les complications de cette ivresse aiguë.
A l'interrogatoire, ses parents vous apprennent qu'elle a changé de comportement depuis un récent stage en entreprise.
En effet, depuis un mois, elle sort fréquemment, rentre alcoolisée, tenant des propos inadaptés et injurieux.
Les parents ont été alertés par ses amis qui ne la reconnaissent plus.
En soirée, elle s'alcoolise massivement et rapidement, elle devient alors irritable, excitée, caustique et déclenche des bagarres.
Elle rate de nombreux cours, lorsqu'elle ne sort pas, elle reste toute la journée enfermée, ses amis se raréfient autour d'elle. 

 

Mme X., patiente de 39 ans, consulte en Addictologie pour consommation régulière de cannabis (5 à 6 joints/jour), quotidienne depuis l’adolescence, y compris sur son lieu de travail dans une administration publique. Elle a débuté vers l’âge de 15 ans pour calmer son anxiété puis a progressivement augmenté les doses jusqu’à la dose actuelle qu’elle ne parvient pas à réduire. Elle rapporte une envie irrésistible de consommation, surtout le soir. Elle fume 10 cigarettes industrielles par jour. Elle rapporte des conflits avec son conjoint qui ne fume pas de cannabis et lui reproche sa consommation. Elle a essayé d’arrêter à plusieurs reprises, mais n’y arrive pas. La seule période au cours de laquelle elle n’a pas fumé a été pendant sa grossesse. Elle a repris dès la naissance de sa fille et ne l’a pas allaitée. Toutes les nuits elle est réveillée par des quintes de toux sèche depuis quelques mois.

Ses antécédents psychiatriques sont marqués par un épisode de dépression un an auparavant et une anxiété permanente après l’âge de 15 ans. Elle se décrit comme hypersensible. Elle mentionne une irritabilité, des sautes d’humeur vis-à-vis de son conjoint et de sa fille âgée de 5 ans. Dans sa famille on retient que son père a fait une tentative de suicide avec du lithium et que sa mère avait été dépendante de l’alcool avant son décès prématuré du fait des complications de l’alcoolisme.

A l’examen, elle décrit l’existence d’épisodes d’excitation avec le sentiment d’être débordée et des conflits avec ses amis. Des dépenses excessives peuvent aussi survenir durant quelques jours et peuvent être déclenchées par la consommation d’ecstasy qu’elle consomme 2 à 3 fois par an lors de fêtes.

Lorsqu’elle est obligée d’interrompre sa consommation de cannabis pendant plusieurs semaines notamment lorsqu’elle part en vacances à l’étranger, elle décrit une irritabilité, des troubles du sommeil, notamment des difficultés d’endormissement.

 

 

Monsieur R. est hospitalisé en Dermatologie dans un Centre Hospitalier de la région pour une aggravation d’un psoriasis.
Agé de 50 ans, il est comptable dans une grande entreprise, divorcé et père de deux enfants.

 

 

Un homme de 50 ans, coffreur dans le BTP, est amené aux urgences par les secours à la suite d’une chute de sa hauteur sur son lieu de travail : il présente un traumatisme crânien avec une petite plaie du cuir chevelu. A l’examen il n’est pas confus, n’a pas de signe de localisation. Vous suspectez une intoxication alcoolique aiguë sur des troubles de l’équilibre et une haleine alcoolisée.

 

 

Médecin de garde à SOS Médecins, vous êtes appelé un vendredi soir au domicile de Monsieur X, par sa femme, très inquiète, qui vient de le trouver au retour du travail.
Mr X vient de faire une tentative de suicide. Il a pris un mélange d’alcool et de benzodiazépines (médicaments qu’il avait en stock). Il a aussi tenté de se faire une phlébotomie du côté gauche (il est droitier). Il est conscient, légèrement agité.
Il explique avoir voulu mettre fin à ses jours à cause de problèmes financiers. Il ne critique pas son geste et dans le même temps dit que tout va bien. Il souhaite rester chez lui.

 

 

Sandra 25 ans étudiante en sociologie se présente à votre consultation pour consommation de cannabis.

 

 

M. Robert S., 53 ans, se présente à votre consultation car il a le sentiment que sa consommation d'alcool augmente depuis quelques temps. Son épouse a insisté pour qu'il vienne consulter.  Il vous explique qu'il est cadre commercial avec des contraintes professionnelles importantes. 

 

 

Vous êtes le médecin traitant d'un homme de 42 ans, que vous n'avez pas vu depuis longtemps, car il n'a pas d'antécédents particuliers.

Il a pris rendez-vous, car à l'occasion d'un bilan systématique proposé par le centre d'examen de santé, on lui a découvert des anomalies du bilan hépatique, à savoir des alanines amino transférases (ALAT) à 80 UI/l (N< 45) et des gamma glutamyl transpeptidases (GGT) à 100 UI/l  (N< 50). Le contrôle confirme les anomalies : aspartate amino transférase ASAT 80 UI/l (N<35) ALAT 80 UI/l (N<45) phosphatases alcalines 90 UI/l (N<110) et GGT UI/l 100 (N<50)

L'examen clinique est normal, en dehors d'une HTA, qui était déjà signalée lors du bilan de santé.

 

 

Un homme de 45 ans est hospitalisé aux urgences pour chute sur la voie publique. Il est logorrhéique, familier, non confus. Il présente une dysarthrie modérée. L'examen montre une plaie du scalp temporal gauche.

 

 

Un patient de 32 ans est amené aux urgences par les pompiers à minuit en coma profond et aréactif avec des pupilles serrées en « tête d'épingle », une fréquence respiratoire à 10 cycles/minutes, une tension artérielle à 90/60 mmHg et une température à 34,5°C.

 

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